Chef de bataillon au 2e régiment de Zouaves
Le 7 septembre 1914, informé que ses troupes sont arrêtées par le bombardement allemand, il décide d’aller au contact et tombe, frappé par un éclat d’obus.
Henri d’Urbal est né le 10 novembre 1862 à Niort. Il est issu d’une vieille famille de noblesse militaire et opte pour une carrière dans l’armée.
Admis à Saint-Cyr, il est nommé lieutenant en 1888.
Il rejoint en Algérie le 1er régiment de zouaves et est promu capitaine en 1892.
Il participe à l’expédition au Dahomey, puis à la guerre du Tonkin, où il est blessé au bras.
En 1902, il rejoint le 2e zouaves comme capitaine, puis participe à la guerre du Maroc occidental, de 1911 à 1913.
Son épouse, Marie Girard de Saint-Gérand, décède en couches, à 35 ans.


En septembre 1914, quatre de ses frères sont au combat.
Son frère aîné, Victor, est général de division. Il commandera la 8e puis la 10e Armée française.
Joseph est lieutenant, Gustave caporal. René, aumônier militaire, est brancardier ; il sera plusieurs fois cité pour le secours apporté aux blessés.
Le 7 septembre 1914, chef de bataillon, Henri d’Urbal est informé que ses troupes sont arrêtées par le bombardement permanent allemand et les tirs de mitrailleuses.
Il décide d’aller au contact.
En sortant de la ferme où son poste de commandement est établi, près de l’église de Barcy, il est tué par un éclat d’obus.
Il est cité à l’ordre de l’armée.
Le 15 juin 1936, au cours d’une imposante cérémonie, son cercueil, exhumé du cimetière communal de Barcy, est transféré dans la nécropole nationale de Chambry.
